Samedi 25 juillet 2009



"A ceci sont reconnaissables les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, ni celui qui n'aime pas son frère.

Car tel est le message que vous avez entendu dès le début : nous devons nous aimer les uns les autres ..." (1 Jn 3, 10-11)




Pratiquer la justice de Dieu, ça veut dire quoi ? En hébreux, on retrouve ce mot dans Joseph le juste, Iosef haTsadik, joseph, l'homme ajusté à Dieu. Il ne s'agit donc pas d'un terme juridique tel qu'on l'entend aujourd'hui. Il s'agit davantage d'une correspondance au désir de Dieu, au projet de Dieu sur l'homme.

S'ajuster à Dieu, c'est donc entrer dans une profonde attitude d'humilité, se savoir petit, dans sa main, croire en sa toute bonté et miséricorde. Pas un Dieu gendarme, mais un "papa" soucieux de faire grandir ses enfants.


Par Mathieu - Publié dans : Spiritualité
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Samedi 25 juillet 2009

Alix/Enak, un couple, un tandem, un duo ?

Rumeur d'homosexualité ...


Dans la presse, on appelle cela un marronnier : un thème qui revient régulièrement à chaque nouvelle saison. L'homosexualité dans le couple Alix/Enak en est un ; a peu près toujours les mêmes questions et un thème qui revient beaucoup trop souvent. Faire taire une rumeur est illusoire, c'est évident, mais y répondre le plus simplement possible est déjà une façon d'éviter toute spéculation. Pour situer l'auteur : Jacques Martin, nous dirons qu'il est marié depuis longtemps, père de deux enfants et grand-père à trois reprises, bref, pas vraiment l'image qui correspondrait au "Pape de l'homosexualité" pour reprendre son expression. Mais bon, bon gré, mal gré, Jacques Martin répond à ces éternelles questions.
 
 
 

Interview exclusive réalisée le 11 octobre 2004.

 

En deux mots : quel était l'état des mœurs avant le mariage à l'époque de César ? La société antique était-elle plus permissive ? Bien sûr la société antique ne connaissait pas le concept du pêcher. Il n'y avait même pas d'expression ou de mot pour désigner l'homosexualité. C'est le judéo-christianisme longtemps combattu par les autorités romaines, qui a fini par s'imposer et a transformé les mœurs et les coutumes du monde gréco-romain en supprimant le panthéon et la mythologie de cet immense état par la conversion de l'empereur Constantin et l'arbitraire de Théodos qui détruisit et martela beaucoup de temples païens.
 

Sur l'homosexualité supposée d'Alix et Enak - cette question revient en permanence - peuvent-ils l'être ou non ? Autrement dit, ne serait-ce pas au lecteur de se faire une opinion en fonction de sa sensibilité ? Oui. C'est au lecteur de réagir selon sa sensibilité parce que Alix et Enak sont à mon sens, des archétypes du monde antique. Toutefois dans les images de mes albums, il n'y a aucune vignette provocatrice et rien n'indique qu'ils aient des rapports intimes. Mais, il est évident que je ne peux empêcher certain lecteur d'imaginer, d'affabuler ou même de fantasmer sur ces deux personnages car j'en conviens ils peuvent prêter à toutes sortes d'interprétation. Il faut savoir qu'au départ dans Œ'Le sphinx d'or" je n'envisageais pas de faire courir les aventures au jeune Enak en dehors de cette histoire. Cependant, lors de la réalisation de l'album suivant, Œ'L'île maudite", j'ai reçu un coup de téléphone de la rédaction du Journal Tintin me demandant quand et à quel moment j'allais faire intervenir le jeune Enak ? Etonné, j'ai répondu qu'il n'apparaissait pas dans ce livre. La réponse a fusé m'intimant l'ordre de parachuter Œ'immédiatement" ce personnage réclamé à corps et à cris par des lecteurs de l'hebdomadaire. Au bas de l'immeuble de la rédaction, il y avait un magasin de périodiques et de bonbons, la rédaction m'a déclaré qu'elle calmait l'effervescence des lecteurs qui réclamaient le retour d'Enak en distribuant des caramels. J'étais jeune et plus ou moins débutant, je ne pouvais résister aux exigences de la direction et de la rédaction du Journal Tintin qui m'engageaient. Il m'a donc fallu réintroduire Enak dans cette histoire qui arrive de façon abrupte et depuis je n'ai pu m'en séparer. A cet égard, je peux vous assurer qu'en dédicace, on me demande d'illustrer le personnage d'Enak autant qu'Alix. Bien sûr, je pense les avoir graphiquement bien réussis puisque la majorité des lecteurs les trouvent beaux et avec le peu de vêtements que les gréco-romains portaient dans l'Antiquité, je conçois fort bien qu'ils prêtent à des rêves.
 
 
 

Vous répétez à qui veut l'entendre "que vous défiez quiconque de trouver une image d'Alix (ou d'Enak) démontrant leur homosexualité, car il n'y en a pas" , ce qui est visiblement exact. Mais selon vous pourquoi, un nombre important de lecteurs s'imagine le contraire ? Il me semble avoir répondu plus haut à ce sujet, par ailleurs si un couple ou un tandem comme Alix et Enak était tout à fait normal dans l'Antiquité, de nos jours cela peu paraître tendancieux. Néanmoins, je ne vais pas transformer l'Antiquité afin de calmer les ardeurs de pudibonderies de personnes qui ont du mal à se transposer dans une époque aussi lointaine.

 

Selon vous quelles seraient l'origines de ces rumeurs ? A mon sens des personnes de l'ancienne direction de mon éditeur ont fait volontairement répandre ce type de rumeurs afin de me discréditer car il y avait une sorte de clan plus ou moins mafieux qui avait pris le pouvoir au sein de cette maison d'édition qui détestait la bande dessinée classique et plus particulièrement la mienne. En fait, je dois la survie de mes collections à la fidélité de la plupart des enseignants et de nombreux lecteurs qui ont su me défendre et me soutenir. Je les ai souvent remerciés et je continue.

 

Vous avez un lectorat très particulier - du moins dans le monde de la BD : vous avez un nombre de lectrices très important (environ un tiers) et sur les lecteurs masculins restant, vous avez aussi une proportion importante d'homosexuels (difficile bien sûr de donner un chiffre exact). Devant un lectorat aussi diversifié, n'est-il pas plus facile de ne jamais répondre à la question de la sexualité d'Alix afin de ne décevoir personne ? Il me plaît beaucoup d'avoir un lectorat très diversifié, ce que je constate souvent en dédicace, qui va de l'adolescent à la dame de 85 ans. Et c'est toujours avec la plus grande sincérité qu'ils me font part de leurs enthousiastes petits ou grands. En l'occurrence, à notre époque, je suppose que mes lecteurs ont suffisamment de largeur d'esprit et de bon goût pour ne pas s'enfoncer dans le sectarisme.


 

Vous avez donné quelques interviews très ambiguës sur ce sujet (du moins à la lecture) il y a quelques années (Les Cahiers de la Bande Dessinée en 1973 - Gay Pied en 1988 - Marianne en 1996...) dans lesquelles vous répondez jamais réellement à la question pour ne pas froisser votre lectorat. N'avez-vous pas eu l'impression de vous faire piéger en jouant la carte du flou absolu ? Non, mais j'ai toujours souhaité que mes lecteurs puissent déguster ce qu'ils ont envie de goûter. Il est évident que je ne fais pas de discrimination entre mes lecteurs hétérosexuels et homosexuels sans vouloir choquer ni les uns, ni les autres. A cet égard, je pense être très consensuel.

 

Pouvez-vous nous donner une explication sur cette fameuse illustration utilisée par Gay Pied et présentée comme une "création originale" pour l'interview ? Cette illustration dont vous faîtes mention a été créée non pas pour une revue comme Gay-Pied mais pour un portfolio édité par Alain Littaye. Ce dessin a d'ailleurs été depuis repris dans un album intitulé "L'odyssée d'Alix ­ 1" avec les principales images que proposait le portfolio. Seules quelques illustrations ont été ajoutées afin de réaliser un album en 56 pages (en grand format pour la 1ère édition et sans la B.D.). C'est la revue Gay-Pied qui s'est emparé de cette illustration dans un certain contexte homosexuel bien sûr - alors qu'elle n'avait qu'un seul but au départ - relater les thermes romains tels qu'ils existaient. Comme la nudité ne présentait aucun problème pour nos ancêtres - ce qui n'est pas toujours le cas actuellement - ce serait mentir au public que de représenter les personnages aux thermes avec des cache-sexe car cela n'existait pas Cela pourrait prêter à cautionŠ Et le résultat ne s'est pas fait attendre puisque j'ai reçu des propositions du groupe américain de Burroughs afin d'illustrer des romans à caractère homosexuel. Bien entendu, j'ai refusé malgré les sommes importantes qui étaient proposées. Par ailleurs, il faut aussi préciser que les romans dans lesquels on m'a demandé de faire des illustrations étaient tellement ésotériques, difficiles d'accès et certainement réalisés par des gens qui travaillaient sous l'emprise de stupéfiants, avec qui, il était impossible d'entamer une telle collaboration.

 

Pourquoi Arbacès et Numa Sadulus portent-ils des boucles d'oreilles ? Parce que certains personnages de l'Antiquité se paraient de bijoux aussi bien les hommes que les femmes selon leur convenance. Toutefois, il faut bien préciser, ici, que les soldats et officiers gréco-romains ne portaient jamais de bracelets ainsi que le montrent trop souvent des péplums (américains en particulier) cela pour faire beau à l'écran. Historiquement c'est une hérésie.

 

Que diriez-vous pour conclure ? A la réflexion, il y a tout lieu de penser et de constater que certains groupes homosexuels se sont emparés d'Alix et d'Enak comme des images emblématiques malgré le fait qu'ils n'aient pas du tout été créés pour cela. Ainsi donc, je pense que cette situation est irréversible parce que beaucoup d'homosexuels ont besoin de figures de proue et qu'ils s'identifient à ce duo libre, fier et esthétiquement réussi. Cela ne me gène pas parce que je tiens à avoir la plus grande part de lecteurs mais il est aussi évident que mes personnages doivent être reconnus par tous les gens qui rêvent et cela est indestructible.


(Source Web)

 
Par Mathieu - Publié dans : Art - Communauté : Homo sensualité ..
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Vendredi 24 juillet 2009
"N'est-ce pas merveilleux !
Quand science et religion se rejoignent ?



Mon collègue de Slate, William Saletan, a écrit qu'un récent article 
lance les bases d'une défense pro-life de l'onanisme. Selon l'obstétricien David Greening, un programme rigoureux de masturbation quotidienne peut réellement améliorer la qualité du sperme chez les hommes atteints de problèmes de fertilité. (Les échantillons collectés à la fin du programme montraient moins d'ADN endommagé et une plus grande mobilité du sperme que ceux du groupe de contrôle).

Puisque la masturbation peut vous aider à faire des enfants, avance Saletan, elle doit aussi servir les "
buts procréatifs et unitifs" décrits dans le Catéchisme."

(Source Slate.fr) 

 
Par Mathieu - Publié dans : Sexualité - Communauté : Homo sensualité ..
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Vendredi 24 juillet 2009
... FAVORISERAIT LE DIVORCE

Ce n'est pas moi qui le dis mais une étude qui démontrerait que la vie en ménage avant le mariage provoquerait plus de divorces.

Le pape Benoît XVI en promenade avec le Révérend Georges Gänswein dans les Alpes italiennes 


Le centre de recherches sur la vie maritale et la vie de famille de Denver a mené une étude sur les conséquences de la vie en couple avant mariage. 1000 couples entre 18 et 34 ans ont ainsi attiré l'attention des chercheurs. Les raisons de leur divorce tiendraient en fait sur la perception de l'engagement dans une vie à deux.



"
Les couples qui vivent ensemble sans engagement clair et sans avoir imaginé se marier un jour sont plus sujets au divorce", explique le Dr Rhoades. "Ils ne se marient pas forcément par envie et pour construire un avenir commun mais parce qu'ils étaient déjà ensemble et qu'il fallait le faire."




Les couples ont été interrogés sur leur satisfaction, leur dévouement mutuel, leur niveau de communication et leur satisfaction sexuelle. 20% des couples qui vivaient déjà ensemble avant le mariage avaient déjà évoqué l'idée de divorcer contre 10% des couples qui ont emménagé après le mariage. Pour le Pr Stanley, co-auteur de l'étude, "
il paraît plus sage de parler de ce que signifie l'engagement et la vie ensemble avant d'emménager. Surtout parce que cohabiter rend la rupture plus difficile."





Aïe Aïe Aïe ... ces deux-là !
Ni mariés, ni pacsés,
Ils vont mal finir ...

 
Par Mathieu - Publié dans : Amour - Communauté : Homo sensualité ..
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Vendredi 24 juillet 2009






Par Mathieu - Publié dans : Humour
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Jeudi 23 juillet 2009

Sur la fin des années 70, je suis parti deux années consécutives vivre au Burkina Faso, ex-Haute volta, en tant que Volontaire du Service National. Je partais me mettre au service de différents établissements scolaires pour faire de l'enseignement. J'étais en brousse, dans une petite localité du nord ouest, non loin de la frontière malienne.


En classe de 6° et de 5°, Tomousso était une jeune élève brillante, venue de Barani, grand village du nord et capitale pour le Faso du peuple Peulh. Son papa était le grand chef suprême des Peulhs, l'émir de Barani. La beauté de cette princesse du Sahel était telle que je l'imaginais dans ma classe comme un diamant au milieu de cailloux ordinaires. Et c'est peu dire, alors que je me souviens du trouble occasionné par la superbe plastique de certains grands adolescents qui étaient ses camarades de classes. J'avais 21 ans, ils en avaient entre 16 et 25 ...

Parallèlement, un soir que j'étais au cabaret avec des amis à boire le dolo et à grignoter un poulet roti, j'ai fait la connaissance d'un jeune peulh, berger, nomade, qui, une fois par mois, descendait à la ville. Si nous nous sommes rencontrés, c'est parce que j'ai été complètement médusé par le charme, la délicatesse des traits, l'esthétique de ses formes et sa fierté d'appartenir à un peuple particulier. Nous nous rencontrions chaque fois qu'il se sédentarisait pour quelques jours.


Avec Tomousso, avec ce jeune berger, j'ai été fasciné par la beauté esthétique de leur ethnie. Comment était-ce possible que tout un peuple aît conservé au fil des âges une telle pureté plastique ? Il n'y a qu'en Birmanie, bien plus tard, que je rencontrerai le même phénomène.


Mais qui sont les peulhs, d'où viennent-ils ?


Madalena Sow et Marinou nous livrent quelques renseignements intéressants :




"Éparpillé". Voila l'éthymologie de "Peulh" ou foul/ful. "Foulbe" comme s'appellent les peuls eux-mêmes, sont ceux qui appartiennent au peuple éparpillé. Il y a de ça, en effet. Quand je considère la Gambie d'où est parti l'ancêtre paternel, et la Chine ou les US ou se trouvent quelques cousins, indubitablement, nous portons bien notre nom.

Drôle de Peuple, correspondant à de nombreux groupes peu ou prou structurés, la structuration sociale des nommades n'étant pas leur trait remarquable, on ne peut dire que ce soit non plus la langue qui les determine. Certains peuples non ful parlent le fulani, et certains peuls assimilés ne le parlent plus. 8 millions serait leur nombre.

Qualifiés d'oreilles rouges au même titre que les berbères et les blancs par les autres peuples d'Afrique Noire, ils se distinguent en peuls nomades et sédentaires.




Les "rouges", nomades, vouent une adoration particulière à la vache. La robe de l'animal, la forme de ses cornes et les métaphores et expressions métonymiques qui s'y rapportent, bénéficient d'un riche lexique pour en décliner toutes les subtilités. Le sous-groupe Bororo, le plus "médiatisé", si l'on peut dire, est endogame; les Bororo sont donc les peuls les plus purs. Bien qu'islamisés, ils ont gardé leurs croyances animistes et sont profondément pacifistes.

Les peuls sédentaires en revanche, plus foncés, métissés avec d'autres d'Afrique Noire, ont longtemps résisté à l'islamisation, mais une fois convertis, se sont livrés à un prosélytisme violent, et c'est à eux que les arabes doivent les appuis les plus sûrs lors de l'islamisation de l'Afrque sub-saharienne.




Cette violence n'a pas ajouté à leur popularité, déja peu reluisante, dans la savane. Leur teint clair, leurs orgines nomades, leurs tabous alimentaires, leur langue complexe et leurs traits sémites en font les "juifs" d'Afrique. Ils se retrouvent soupçonnés de ruse, de malignité et d'autres traits plus utiles à des nomades circonspects qu'à des sédentaires suspicieux.

A ce peuple pastoral, aux origines encore plus mystérieuses que celles des Touareg, on a attribué pour acêtres tour à tour les Hindous, les Juifs, les Roumains, les Bohémiens, les Iraniens, les Égyptiens et les Éthiopiens.

La dernière hypothese étant la plus vraisemblable. Les Peulhs viendraient de pasteurs sémites qui, après s'être installés en Égypte puis en Éthiopie, émigrèrent vers le Sud Est en traversant le Sahara. On retrouve dans les fresques du Hoggar de la période des pasteurs de bovidés (vers 3500 avant J. C.) le passage d'une ethnie, dont les femmes ont des coiffures en cimier comme on en trouve encore aujourd'hui chez les Peul.




Le souci de la beauté, chez les Peulhs, se situe particulièrement dans les arts éphémères de la parure, de la coiffure, du maquillage, de la mode, et de l'élégance du geste et de la parole. D'ailleurs, la beauté des hommes et des femmes Peul est réputée dans toute l'Afrique occidentale, et leurs coiffures et bijoux - en particulier les chevillères  - très prisés. Le rapport particulier au lait a donné lieu à de nombreux décors sur calebasses et toute une symbolique autour. Ces calebasses offertes par centaines aux mariages, remplies de grains, patisseries, fromage sec, etc, sont marquées du sceau de la famille figurant également sur le bétail. Les femmes peulhes conservent leur nom de famille, même mariées.



La légende dit que le peuple Bororo est issu d'une soeur et d'un frère qui s'aimaient tant, qui se trouvaient si beaux, qu'ils ont refusé de se marier à d'autres, sont partis et se sont unis pour créer une descendance à leur image. "Rouges", au blanc de l'oeil éclatant, au nez droit, aux dents parfaites, aux attaches fines, aux cheveux longs et aux manières distinguées. Ce sont les Bororo qui pratiquent le rituel de la danse des hommes paradant maquillés, pour démontrer leur beauté, leur endurance et leur force aux femmes qui les choisissent. Des fêtes concours sont organisées ou les hommes se mesurent en beauté (voir : fête du guerewol).

Madalena Sow 

 

La guerewol chez les Mbororos


Les Peuhls Mbororos sont traditionnellement des éleveurs nomades et des marchands, dont les migrations les mènent du sud du Niger, au nord du Nigeria, dans le nord-est du Cameroun, au sud-ouest du Tchad et les r้gions occidentales de la République Centrafricaine.

Une fois l'an, à la fin de la saison des pluies, quand la terre est gorgée d'eau  et les pâturages assez abondants pour supporter un grand nombre de troupeaux et d'hommes, se présente l'unique occasion de se rencontrer pour ce peuple dispersé. En cette circonstance, les éleveurs nomades échangent nouvelles et ragots, se lient d'amitié. C'est aussi le temps de la séduction, la principale opportunité qu'ont  les jeunes dans l'année de s'adonner aux danses érotiques et rencontrer l'amour.




Durant les six jours et les six nuits de la Guerewol, les Mbororos oublient dans l'ivresse de la fête qu'ils sont un peuple en sursis. Pendant toute l'année, les jeunes Mbororos attendent la cérémonie de la Guerewol. Cette grande fête de la pluie dure six jours et six nuits. Chaque clan familial, représenté par ses plus beaux danseurs, s'affronte dans un concours de beauté pour hommes dont le jury est constitué par les plus belles filles nubiles de la tribu. Leur beauté passe par un rictus large découvrant leur belle dentition blanche et leurs yeux doivent rester grands ouverts, laissant ainsi voir le blanc. Ce qui est étonnant, c'est cette faculté de les faire rouler, converger, effectuer d'étranges mouvements allant du ciel vers la terre, largement aidés par la bendore, une puissante drogue hallucinogène. Au terme de cette danse, les couples se forment.




Les danseurs confectionnent eux-mêmes leur tenue. Ils passent un pagne de femme ou, plus récemment les robes de femmes venant des surplus d'Europe. Dans le dos pend une chaîne ou un ruban, le barbol. Ils arborent leurs colliers de perles et de coquillages, leurs amulettes. Ainsi, ces rudes pasteurs sont poussés par le culte de leur beauté à féminiser leur aspect. Les femmes n'échappent pas à cet élan narcissique. Les jeunes filles, parées d'innombrables bracelets, se préparent aux rites de la séduction. Après la danse, elles choisiront celui qui, pour une nuit ou pour la vie, partagera sa couche.


En plus des parures élaborées dont elles sont revêtues, les jeunes femmes Mbororos ornent leurs jambes d'anneaux de bronze superposés et astiqués avec de la boue et du sable. Ces atours étaient, jadis, portés jusqu'au deuxième enfant. Les femmes mariées qui assistent aux cérémonies de la Guerewol font parfois preuve d'une grande liberté de choix et il leur arrive de disparaître avec un beau danseur.


 

Les canons de beauté sont stricts mais n'interdisent pas une certaine hardiesse dans le choix des parures, tel qu'une calebasse sur la tête ou des lunettes de soleil ultramodernes. 

Marinou

 

      

Par Mathieu - Publié dans : Voyage - Communauté : Homo sensualité ..
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Mercredi 22 juillet 2009

Voici ce que j'écrivais l'année dernière à la même date, sur l'ancien blog, le jour de la fête de Ste Marie-Madeleine :



"Sur ma couche, pendant les nuits, J'ai cherché celui que mon coeur aime; Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé...
 Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, Dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon coeur aime... Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé.
 Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon coeur aime?
 A peine les avais-je passés, Que j'ai trouvé celui que mon coeur aime; Je l'ai saisi, et je ne l'ai point lâché ..."
(Ct 3, 1- 4)



J'aime beaucoup le texte du Cantique des Cantiques, tant il me rappelle ma rencontre avec le Seigneur, cette attente qu'Il avait de me trouver, ce désir en moi presque compulsif d'entrer dans ses parvis, l'amour fou que je nourrissais pour Lui. Presque comme un jeu de cache-cache lorsque j'étais gosse, faire durer le plaisir de se chercher pour mieux se trouver.




"Seigneur tu m'as séduit, et je me suis laissé séduire..."


Tu es devenu alors le Bien -Aimé de mon âme, l'Ami fidèle de tous les instants, le Seul présent dans tous les moments de ma vie.

J'aurais aussi voulu être présent à ta présence, toujours, mais mes infidélités ternissaient l'éclat de l'amour que je te portais. Malgré cela, Toi, tu étais là. Tu m'as comblé de mille bénédictions. Tu as été et demeure encore aujourd'hui l'Ami à qui je peux tout dire, tout confier, tout raconter. Je te parle et tu me réponds, je te souris et tes yeux pétillent.


Avec toi à mes cotés, je n'ai jamais manqué de rien. Je ne manque toujours de rien.

Seigneur, un jour Tu t'es laissé saisir ;

Je t'ai saisi, et ne veux plus te lâcher ...




Notre vie commune ressemble parfois à un combat, comme celui mené par Jacob. Mais au risque de me laisser blesser, je ne veux point te lâcher.

Tes blessures sont toujours des blessures d'Amour, même si je ne le comprends pas tout de suite. Mais c'est toujours comme si le coeur à coeur que nous nourrissions ensemble, permettait de nous étreindre toujours davantage, et que l'abîme qui séparait alors nos deux coeurs, fondait comme neige au soleil pour leur permettre de se rapprocher encore plus...

Osmose !

Seigneur, ton Amour est fort ! Le mien est changeant, fort rarement, tiède souvent, insipide quelquefois.



Tu sais combien, à l'image de ta création faite par Amour et pour l'Amour, j'ai besoin d'amour, de recevoir, de donner... Tu m'as montré combien Tu n'es pas un Dieu jaloux quand il s'agit d'aimer.



Cet immense Amour pour moi remplit le réservoir de mon être qui ne demande qu'à donner ce qu'il a tant reçu !


Par Mathieu - Publié dans : Prière - Communauté : Homo sensualité ..
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Mercredi 22 juillet 2009

21 juillet 2009 

Publié par Hélène Hazera  



En avril 2008, une information capitale secouait la planète people. Un célèbre footballeur brésilien avait été surpris avec deux trans'. Vous allez sur un moteur de recherche, vous tapez les mots Ronaldo et travesti (les Brésiliens emploient encore le mot français des années 60) et vous obtiendrez des dizaines de liens sur des articles, des émissions de télé, des vidéos burlesques où les mêmes « travestis » qu'on a vu aux infos, féminines et hormonées, sont jouées par des bonshommes poilus, la perruque de travers. Et les déclarations accablées de la vedette qui aurait dit au commissaire: « Ça va me coûter ma carrière ! ».

 

Une fois de plus, le message principal envoyé aux trans', c'est qu'il vaut mieux être vu en train de sucer la queue du diable qu'être soupçonné d'avoir ou de vouloir lutiner une trans'. Et que si un footballeur fraye avec une trans', c'est obligatoirement parce qu'il a été abusé.

 

Épilogue de l'histoire: Ronaldo n'a pas vu sa carrière s'interrompre, on l'a chambré un moment, c'est tout. Mais Andréia, celle par qui le scandale est arrivé, vient de mourir « de complication du sida » nous rapporte l'AFP, qui parle sans complexe d'elle au masculin en utilisant le mot « travesti » sans savoir que le terme brésilien se traduit aujourd'hui en français par trans', comme si Andréia se vivait dans le déguisement.

 

Les leçons à en tirer, c'est l'incroyable transphobie des médias, qui à l'échelle internationale ont fait quelque chose de monstrueux d'un cas banal: un hétérosexuel est attiré par une femme trans'. Qui nous dit que ce n'est jamais arrivé à ces commentateurs virils ? La leçon à en tirer, c'est qu'au Brésil une trans peut mourir à 22 ans du sida. La leçon à en tirer, c'est que la prévention oublie que les clients des femmes trans' sont des hétérosexuels. Les mêmes qui s'indignent de ce qu'un footballeur ai pu avoir envie d'une trans' n'ont pas un mot de compassion pour la mort de celle-ci. À 22 ans.

 

Par Mathieu - Publié dans : Sport - Communauté : Homo sensualité ..
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Mercredi 22 juillet 2009

Nous faisons mémoire, ce mercredi 22, de Ste Marie Madeleine, celle que l'Eglise a proclamé "Apôtre des apôtres", celle que Jésus a délivré de l'idolâtrie des sens - elle qui avait connu tant d'hommes - pour lui faire rencontrer l'Amour.



Elle fut le premier témoin de la Résurrection du Christ et est allé l'annoncer aux disciples.

Son coeur a aimé Jésus bien au delà de tous les amours de sa vie.

Que par son intercession, puissions-nous aussi goûter à l'Amour qui nous ouvre à la Vie.




Je vous partage la prière à Marie de Nazareth et Marie de Magdala, telle qu'on peut la lire sur le site de la Communion Béthanie, Communion d'Alliance, contemplative, au service des personnes homosensibles et transgenres :


"Marie de Nazareth, Marie de Magdala,au cœur de la Communion Béthanie,

nous vous accueillons comme nos sœurs et nos mères.

Jetez en nous le désir de Dieu et relancez chaque jour notre marche.

Emportez-nous dans votre élan, que l'Amour du Cœur de Jésus nous envahisse,

que chaque instant nous rappelle que notre existence est le fruit de son désir.

Debout près de l'Amour crucifié, tressaillant d'allégresse à l'aurore de Pâques, vivifiés par le

souffle de Pentecôte, nous désirons être embrasés par le don inouï de la Miséricorde.

Que notre vie contemplative révèle à toute personne sa beauté : tout être est beau puisqu'il vient du désir de Dieu

Libres et joyeux, que nous soyons avec vous, Marie de Nazareth, Marie de Magdala,

au cœur de la Communion Béthanie, aujourd'hui, demain et jusque dans l'éternité :

Bénédiction, car Il dit du bien de nous, Celui dont le Nom n'est qu'Amour :

Père, Fils et Saint Esprit. Amen"


Par Mathieu - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Homo sensualité ..
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