Israël

Samedi 8 août 2009

LE SEIGNEUR EST MON BERGER,
UN CHANT DE SHABBAT

Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien,

sur des prés d’herbe fraîche il me fait reposer,

vers les eaux du Jourdain il me mène pour y refaire mon âme.

Il me guide par le juste chemin, pour l’amour de son nom.

Passerais-je un ravin de ténèbres je ne crains aucun mal,

près de moi ton bâton ta houlette sont là qui me consolent.

 

Devant moi tu apprêtes une table face à mes adversaires;

D’une onction tu me parfumes la tête et ma coupe déborde.

Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie,

ma demeure est la maison du Seigneur, en la longueur des jours.




 

 
Par Mathieu
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Samedi 8 août 2009


Shimon Peres ira à un meeting de solidarité avec les homosexuels à Tel Aviv

 

Le président israélien Shimon Peres doit prendre la parole samedi à un meeting de solidarité à Tel Aviv avec la communauté homosexuelle après l'attaque meurtrière dont elle a été la cible, a annoncé vendredi son bureau.

 

 

Le meeting "d'identification et de mémoire" avec les victimes de l'attaque est organisé par des mouvements de défense des droits des homosexuels, avec le soutien de la municipalité de Tel Aviv.

 

Le président Peres avait déclaré après cette attaque qui a fait deux morts et quinze blessés que "ce meurtre choquant" était "intolérable pour toute société éclairée".

 

Des dizaines de milliers de personnes sont attendues sur la place Rabin au centre de Tel Aviv, où des vedettes de la chanson israélienne doivent se produire.

 

Fait sans précédent, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est rendu jeudi, accompagné du chef de la police Duddy Cohen, dans le centre d'aide à des adolescents homosexuels à Tel Aviv visé par l'attaque.

 

Des représentants de la communauté des gays et des lesbiennes lui ont remis une lettre l'appelant à agir "contre les incitations à la violence" en prévoyant des cours sur la tolérance dans les établissements scolaires.

 

Benjamin Netanyahu a dénoncé toute forme de "haine aveugle" en Israël assurant à ses interlocuteurs qu'il comprenait les "besoins de la communauté gay" en proie à des préjugés persistants.

 

Le 1er août, un inconnu au visage masqué et vêtu de noir a ouvert le feu au pistolet sur un groupe de jeunes avant de s'enfuir.

 

Nir Katz, un moniteur, et une adolescente, Liz Tarbishi, ont été tués et quinze personnes blessées dont trois grièvement. 

Par Mathieu
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Jeudi 6 août 2009


J'ai lu, ces jours-ci, beaucoup de commentaires internationaux relatifs aux événements récents de Tel Aviv, qui ont coûté la vie à Nir, 26 ans et à Liz, 17ans.

Depuis plusieurs années, Tel Aviv est l'une des "Mecque" internationales de la liberté pour le peuple homosensible. Pourtant on assiste à des assassinats au sein de la communauté LGBT. 2 morts en début de semaine ; 3, il y a quelques années lors de la gay pride de Jérusalem.



On peut  donc se demander pourquoi de telles contradictions peuvent se vivre ici en Israël ? La réponse me semble claire. On assiste de fait à une opposition farouche entre le droit israélien qui donne de grandes libertés, quelque soit l'orientation affective et sexuelle des personnes et entre la tradition religieuse qui dénigre, de manière violente, ces droits-là.

On a arrive ainsi à cette contradiction, ce paradoxe entre un pays très ouvert à presque tous les droits et la mentalité d'une importante frange de la population violemment et farouchement opposée. 



Ca coince quelque part, et tant qu'il n'y aura pas une adéquation entre les mentalités et le droit, les rouages continueront de se gripper. La façade Israël brille de mille paillettes, mais l'intérieur de l'édifice est insalubre. 

 

Sondage : 46% des Israéliens considèrent les homosexuels comme des déviants (Source)

 

46% des Israéliens considèrent les homosexuels comme des "déviants", selon un sondage réalisé après l'attaque contre un centre d'aide à des adolescents gays à Tel-Aviv qui a fait deux morts et 15 blessés le 1er août.


Par Mathieu
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Dimanche 2 août 2009

Un centre homosexuel pris pour cible à Tel Aviv

NOUVELOBS.COM | 02.08.2009 | 09:30
 

Un tireur a ouvert le feu dans un lieu de rencontre gay, tuant deux personnes et en blessant dix autres.
 

Marche homosexuelle à Tel Aviv après l'attaque (AFP)

Des centaines de policiers étaient mobilisés dimanche 2 août à Tel Aviv pour retrouver l'homme qui a tué au moins deux personnes et en a blessé dix autres samedi soir dans un centre où se réunissaient de jeunes homosexuels.
 
L'homme, masqué, a fait irruption dans le sous-sol de l'Association des gays et lesbiennes de Tel Aviv, occupé par un club, le "Cafe Noir", très populaire auprès des adolescents homosexuels, et a ouvert le feu, avant de réussir à s'enfuir, à pied, a précisé le chef de la police Micky Rosenfeld. Il a ajouté qu'il ne s'agissait "très vraisemblablement" pas d'un attentat terroriste.
 
"C'était un crime de haine, une attaque préméditée", a rapporté un témoin Yaniv Weisman, interrogé par la chaîne Channel 10. Le Cafe Noir, le club en sous-sol, était très populaire parmi les jeunes, a-t-il dit. "Ceux qui ont été blessés étaient très jeunes".


D'autres témoins cités par la chaîne parlaient d'un homme vêtu de noir qui a provoqué un "bain de sang".
 
Le député israélien Nitzan Horowitz, seul homosexuel déclaré à la Knesset, a jugé qu'il s'agissait "sans aucun doute de la plus grave attaque jamais subie par la communauté homosexuelle israélienne". "Nous sommes tous sous le choc", a-t-il dit.
 
La communauté homosexuelle bénéficie d'une grande liberté en Israël, mais elle est toujours dénoncée et prise pour cible par les juifs ultra-orthodoxes. En 2005, un ultra-orthodoxe avait poignardé trois personnes à Jérusalem lors d'une parade gay. (Nouvelobs.com avec AP)


(Source Nouvelobs) 

Pour plus d'infos, cliquez ici

 

Par Mathieu
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Samedi 4 juillet 2009
Voici le témoignage que je lisais hier matin ici :
mercredi 1er juillet 2009, par Antoinette Bremond


"Le voici, il se tient derrière notre mur." (ct.2.9)

Un lieu ouvert. Pas de porte. Un lieu où jour et nuit se succèdent des priants, des priantes. Un lieu où tu peux venir t’asseoir, sans que personne ne t’interroge. Un lieu où tu ne connais personne, mais où tu as l’impression d’être « en peuple ». Un lieu où chacun semble prier solitaire avec son livre de prière, mais où, en fait, quelles que soient les paroles, tous prient ensemble une même prière, en silence. Il y a ceux qui, du côté des hommes, chantent en groupe, en communauté. Et celles qui, du côté des femmes, prononcent en silence les prières, les psaumes de la liturgie, en lisant ou par cœur. Il y a ceux qui, lâchant le livre, touchant le Mur, s’abandonnent à une prière personnelle où s’épanchent les cœurs.

A chaque heure du jour et de la nuit tu peux venir. A part le contrôle des sacs en bas de l’escalier, personne ne te demandera rien, ni le pourquoi de ta démarche. Et, tout en étant seule, dans ce désir intérieur privé, dans ta prière intime, tu te trouveras « en peuple », entourée de ce peuple que l’on sait être le peuple de Dieu, du Dieu d’Israël.

Le Kotel, le Mur occidental à Jérusalem, un lieu unique, une maison de prière sans porte."



J'avoue que depuis que j'habite Jérusalem, s'il y a un lieu privilégié que j'affectionne particulièrement pour me recueillir et prier, c'est bien au Kotel, et surtout pas à l' Église du St Sépulcre, ou dans n'importe quel édifice chrétien envahi par les touristes-pèlerins et le bruit qui les accompagne ...

Tous ces lieux-là, je les ai visités une fois, au cours d'un pélérinage. J'ai pu mesurer leur signification et leur importance dans l'histoire de la chrétienté. Mais ils sont devenus pour moi un peu comme l'esplanade des marchands du temple. Ces lieux saints n'ont plus de saint que le nom et la tradition auxquels ils se rattachent. Il me semble quelquefois être plus au calme dans un hall de gare ou dans un supermarché. Au moins là, je sais pourquoi j'y suis !



Toutefois, le pendant du Kotel, version chrétienne, serait bien sûr, le jardin de Gethsémani, au mont des oliviers, le soir au coucher de soleil, où l'on peut contempler la vieille ville. Lieu de ressource et de prière, lieu de silence et de paix, lieu de contemplation du coeur de Dieu ... Seuls des oliviers millénaires, gardiens et mémoires de cet espace en dehors du temps, accompagnent le pèlerin en quête d'intériorité et d'intimité avec son Seigneur. 



Le Kotel est le seul mur qui reste du second temple détruit par Titus. Le Saint des Saints, dans le temple abritait la Shékhina, la présence de Dieu.
Le Jardin de Gethsémani, refuge de prière pour Jésus et ses apôtres, juste avant sa Passion, est le lieu de son intense communion avec le Père.

Si les juifs, au Kotel, manifestent une intense ferveur dans leur prière, ils savent aussi montrer une joie extrême lors de manifestations religieuses telles que la Bar Mitzva, par exemple, ou l'entrée en Shabbat le vendredi soir.

Et comme en d'autres lieux en ce monde, c'est toujours une expérience unique chaque fois que j'expérimente au Kotel, que ciel et terre s'embrasent, s'embrassent.

Par Mathieu
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Vendredi 12 juin 2009



"Les homosexuels juifs orthodoxes luttent avant tout pour conserver leur identité homosexuelle sans pour autant renoncer à leur identité religieuse et vice-versa. Aujourd’hui, ils sont encore le plus souvent contraints à une double vie sous peine de se faire exclure de leur communauté. Pour tenter de remédier à cette situation schizophrénique, le rabbin Ron Yosef, a créé le "premier site internet indépendant conçu pour les gays juifs orthodoxes".



L’homosexualité masculine a beau être considérée comme irrecevable dans la Torah (Lévitique chapitre 18, verset 22), la communauté gay israélienne est l’une des plus dynamiques du monde occidental. Cette dernière est même considérée par certains groupes de pression israéliens comme un moyen d’améliorer l’image de marque d’Israël qui apparaîtrait ainsi comme un pays libéral. Concrètement, la communauté défile tous les ans à Tel Aviv mais aussi à Jérusalem depuis 2002. Cette année, les rendez-vous sont pris respectivement pour les 12 et 25 juin. En marge du cortège, il y a aussi des homosexuels juifs orthodoxes qui luttent avant tout pour conserver leur identité homosexuelle sans pour autant renoncer à leur identité religieuse et vice-versa. Aujourd’hui, ils sont encore le plus souvent contraints à une double vie sous peine de se faire exclure de leur communauté. Pour tenter de remédier à cette situation schizophrénique, le rabbin Ron Yosef, a créé HOD (acronyme hébraïque désignant les "homosexuels religieux", www.hod.org.il), le "premier site internet indépendant conçu pour les gays juifs orthodoxes".


 

Un rabbin orthodoxe dévoile son homosexualité au grand jour

Le sujet de l’homosexualité parmi les juifs pratiquants reste tabou », explique ce rabbin, l’un des rares de la mouvance orthodoxe en Israël à revendiquer son homosexualité. Lancé en février 2008, le site vise à sensibiliser la communauté religieuse, à promouvoir un dialogue dans un esprit plus tolérant et à apporter un soutien psychologique au public religieux gay. "L’acte homosexuel est prohibé par la loi juive, mais le fait d’être attiré par une personne du même sexe ne l’est pas", souligne le rabbin Yosef. "Nous pensons qu’une part considérable de la haine dont nous sommes l’objet résulte de l’ignorance ; la plupart des juifs religieux n’ont pas accès aux informations concernant l’homosexualité". Jusqu’à la création de HOD, il existait une autre association, Atzat Nefesh destinée "à venir en aide" aux gays du milieu orthodoxe, comprendre les ramener dans le droit chemin hétérosexuel. Fondée en 2001, sous le parrainage du rabbin Shlomo Aviner, l’un des leaders du mouvement sioniste religieux, cet organisme repose sur des "conseillers de l’âme" animant des ateliers qui visent à développer le côté "mâle" des participants pour, in fine, les "libérer" de leur penchant homosexuel.
 

 

Toute autre est l’approche du rabbin Ron Yosef, qui a récemment décidé de "sortir du placard" en participant à visage découvert à Ouvda, un magazine de télévision très regardé à ceci près que les milieux orthodoxes justement ne regardent pas la télé. Son credo : s’il n’est évidemment pas question de changer la loi juive, il n’est pas davantage souhaitable de se voiler la face et d’adopter une attitude inflexible. "Notre but n’est pas de transformer le gay religieux en hétérosexuel, mais de l’aider à concilier sa double identité sexuelle et religieuse", précise-t-il. Pour ce faire,le fondateur de HOD n’a pas hésité à s’adresser directement aux leaders, éducateurs et rabbins de la communauté juive orthodoxe. Dans une lettre ouverte en dix points, il explique que les jeunes religieux ne devraient pas être obligés de se marier s’ils s’affirment homosexuels. Et il défend leur droit à participer à la vie quotidienne juive sans être mis au ban de la communauté. Une initiative approuvée notamment par le rabbin Youval Cherlo. Un soutien précieux compte tenu que ce dernier, directeur d’une école talmudique de Petah Tikvah, une ville de la banlieue de Tel Aviv, est lui aussi orthodoxe."

Par Mathieu
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Lundi 11 mai 2009

 

... Et pourquoi pas la Mer Morte ?

 

En attendant,
moi je m'envole finalement ce mardi
pour quelques semaines en France.
Je vais troquer les palmiers des bords de la mer morte
par celui de l'Église des Jacobins
à Toulouse,
Autre décor ...





 

Par Mathieu
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Mercredi 29 avril 2009
Cherchez l'erreur ...
C'est la voix de Neshama Carlibach, mais pas l'image !

Mais la voix suffit ... 





Beshem Hashem, Elohei Israel,
Mimini Michael, Umismoli Gavriel,
Umilfanai Uriel, Umeachorai Rafael,
Veal roshi, veal roshi, shechinat El.


In the name of the Name, the Power of Israel:
on my right Michael, on my left Gavriel,
before me Uriel, behind me Raphael,
and above my head, and above my head, the Shekhinah of the Divine. 


Au nom de Dieu, puissance d'Israël,
A ma droite, Michaël, à ma gauche Gabriel,
Devant moi, Uriel, derrière moi, Raphaël,
Et au dessus de ma tête (x2), la Présence de Dieu.
 
Par Mathieu
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Mercredi 22 avril 2009

 

La guerre a toujours ses effets pervers. Et quand ce sont des enfants qui sont pris en otage, cela fait d'autant plus mal.
Pour les Israéliens, le terroriste vient des Territoires Palestiniens, mais tout Palestinien n'est pas un terroriste. Il est donc possible de travailler ensemble sans encourir les foudres de la vindicte populaire. 
Par contre un Palestinien qui fréquente un Israélien revêt l'habit du collabo et sera exclu de son milieu.


"Vêtue d’une longue robe traditionnelle palestinienne, Wafa Younis fume cigarette sur cigarette dans son salon encombré de livres et de partitions, à Ara, un village arabe d’Israël, limitrophe du nord de la Cisjordanie. "Ses enfants" , comme elle les appelle, les jeunes musiciens de l’orchestre qu’elle a créé dans le camp de réfugiés de Jénine, lui manquent. Ses yeux s’animent lorsqu’elle en parle, donnant une vie soudaine à son visage marqué, encadré par des cheveux courts. Cette Arabe israélienne, divorcée et mère de quatre enfants, dit se "sentir avant tout palestinienne".

 

 

Oum Kalsoum.
Jusqu’à une quinzaine de jours, elle se rendait deux fois par semaine à Jénine pour apprendre à une vingtaine de jeunes, âgés de 10 à 18 ans, à jouer du violon, du darbuka (genre de tambour répandu au Proche-Orient) et à chanter.

 Elle est désormais persona non grata dans la ville palestinienne. Sa faute : avoir organisé un concert en Israël devant des survivants de la Shoah. Quelques jours après, elle rencontrait les parents de ses élèves dans le camp de Jénine, lorsque des hommes armés en civil l’ont arrêtée, emmenée au poste de police et raccompagnée au check-point israélien. "Nous ne pouvons pas l’empêcher d’entrer dans le camp de réfugiés de Jénine, mais nous ne pouvons nous porter garants de sa sécurité", a indiqué Adnan Hindi, un responsable du camp. Peu après son expulsion, des membres des forces de sécurité palestiniennes ont prévenu les habitants par haut-parleurs de cesser tout contact avec elle. Zakariya Zubeidi, ancien leader des brigades des martyrs d’Al-Aqsa à Jénine et considéré comme le "chef militaire" du camp, explique que Wafa a fait une "erreur". "Nous, les Palestiniens, subissons l’occupation israélienne dont la Shoah a été le prétexte. Au lieu de jouer de la musique pour les survivants juifs, nous ferions mieux de soutenir notre propre peuple qui vit un holocauste quotidien aux mains de l’armée israélienne", estime-t-il.
 
 Le concert, organisé fin mars dans une maison de retraite de Holon, faisait partie de la Journée des bonnes actions, un événement philanthropique sous le patronage de la milliardaire israélienne Shari Arison. Au répertoire : des classiques de la diva égyptienne Oum Kalsoum et une chanson composée par Wafa, Nous prions pour la paix. L’an dernier, elle s’était déjà attiré les foudres des responsables du camp en organisant un concert à Ara pour les prisonniers palestiniens en Israël et pour les familles des deux soldats israéliens Ehud Goldwasser et Eldad Regev - dont les corps ont depuis été rapatriés dans le cadre d’un échange de prisonniers avec le Hezbollah. "Je ne m’attendais pas à ce genre de réactions", explique Wafa, précisant que jusqu’au dernier moment elle ignorait que des survivants de la Shoah se trouveraient dans le public. "Mon but avec la musique est d’alléger la souffrance. Les survivants de la Shoah sont des êtres humains comme les autres. En juin j’ai prévu un concert à l’hôpital Tel Hashomer [proche de Tel-Aviv, ndlr] avec l’aide du docteur Abu Al-Aish [nominé pour le prix Nobel de la Paix, qui a perdu trois enfants lors de l’offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza, ndlr] pour les enfants de Gaza. Et alors ? Je vais interdire l’accès aux enfants juifs qui sont soignés au même étage ?", lance-t-elle.
 

 

 

"Une autre Palestine"
Wafa, qui a enseigné la musique dans des écoles israéliennes pendant une trentaine d’années, a mis sur pied les Cordes de la liberté, il y a six ans, en pleine deuxième Intifada, alors que des combats acharnés entre forces militaires israéliennes et hommes armés palestiniens sévissaient à Jénine. Jusqu’il y a un an environ, avant la reprise en mains des forces de sécurité palestiniennes par l’Autorité palestinienne, avec l’aide des Etats-Unis et de l’Europe, la ville était considérée comme un des points chauds de la résistance palestinienne à l’occupation en Cisjordanie et comme un «repaire de terroristes» par Israël. "Mon but en créant les Cordes de la liberté était de montrer un autre Jénine, une autre Palestine. Je voulais que le monde sache que nous, les Palestiniens, sommes éduqués, que nous sommes des intellectuels, des musiciens, pas des terroristes», explique Wafa. Et d’ajouter : «Personne ne peut m’arrêter. Je n’ai pas peur. Je vais me battre : j’ai écrit à Abou Mazen [Mahmoud Abbas, le président palestinien, ndlr] et je vais prendre un avocat."

Zakariya Zubeidi se veut conciliant : "Les choses vont rentrer dans l’ordre, nous allons établir des règles pour la direction de l’orchestre et Wafa pourra reprendre son travail", assure-t-il. Pour Abdallah, 14 ans, un des 18 musiciens de l’orchestre, le plus tôt sera le mieux."J’apprends tellement de Wafa. C’est difficile de m’exercer tout seul", dit-il. Son père, Ali, renchérit :"Wafa fait un travail formidable. Je la soutiens totalement. Cela m’est complètement égal pour qui les enfants jouaient. Le principal c’est qu’ils s’amusaient. Je suis très content que mon fils ait des occasions de sortir de Jénine, de voir autre chose, de rencontrer des gens. La politique n’a pas sa place là-dedans."


(Source reportage)



Ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs ?

 

Par Mathieu
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