Amour

Dimanche 2 août 2009

Site de Rencontres by Björn Borg (ex-tennisman) 







Par Mathieu
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Vendredi 31 juillet 2009








Par Mathieu
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Vendredi 24 juillet 2009
... FAVORISERAIT LE DIVORCE

Ce n'est pas moi qui le dis mais une étude qui démontrerait que la vie en ménage avant le mariage provoquerait plus de divorces.

Le pape Benoît XVI en promenade avec le Révérend Georges Gänswein dans les Alpes italiennes 


Le centre de recherches sur la vie maritale et la vie de famille de Denver a mené une étude sur les conséquences de la vie en couple avant mariage. 1000 couples entre 18 et 34 ans ont ainsi attiré l'attention des chercheurs. Les raisons de leur divorce tiendraient en fait sur la perception de l'engagement dans une vie à deux.



"
Les couples qui vivent ensemble sans engagement clair et sans avoir imaginé se marier un jour sont plus sujets au divorce", explique le Dr Rhoades. "Ils ne se marient pas forcément par envie et pour construire un avenir commun mais parce qu'ils étaient déjà ensemble et qu'il fallait le faire."




Les couples ont été interrogés sur leur satisfaction, leur dévouement mutuel, leur niveau de communication et leur satisfaction sexuelle. 20% des couples qui vivaient déjà ensemble avant le mariage avaient déjà évoqué l'idée de divorcer contre 10% des couples qui ont emménagé après le mariage. Pour le Pr Stanley, co-auteur de l'étude, "
il paraît plus sage de parler de ce que signifie l'engagement et la vie ensemble avant d'emménager. Surtout parce que cohabiter rend la rupture plus difficile."





Aïe Aïe Aïe ... ces deux-là !
Ni mariés, ni pacsés,
Ils vont mal finir ...

 
Par Mathieu
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Lundi 20 juillet 2009

Aaaaaaah l'Amuuuuurrrrr !!
 
Par Mathieu
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Lundi 20 juillet 2009

Pas voulu, pas choisi, mais ...
C'est fou ce que peut faire l'Amour !!!
 
Par Mathieu
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Mercredi 8 juillet 2009

Tout le monde sait bien que trouver chaussure à son pied est une question de temps, de patience, de persévérance, d'espérance.


Ce n'est pas chose aisée pour un pédé en mal de stabilité de trouver facilement l'âme frère. Cela relève davantage d'un parcours du combattant plutôt que d'une simple partie de plaisir. Il y a bien sûr ceux pour qui ça tombe sur le coin de la figure, sans prévenir. Mais pour la plupart, c'est quand même plutôt galère (dixit un ami)


Cela dépend bien sûr des attentes de chacun, des idées que l'on se fait sur son futur compagnon, sur ce qu'il devrait être ou ne devrait pas être. Et puis il y a l'idée que l'on se fait de l'amour.


Vivre à deux durablement nécessite d'être préalablement amoureux, lors de la rencontre initiale. Jeter son dévolu sur un autre implique un état d'abandon tel, que la raison y perde un moment son latin.




Des conseils, des idées, des modes d'emploi, des trucs, ses solutions, ils sont souvent nombreux à les donner ... Avec toujours de bons sentiments ...


Il y a ceux qui, un jour, ont dit :

"Ne cherche pas la beauté physique, cela peut être décevant ;
Ne cherche pas la richesse car même cela diminue ;
Va vers quelqu’un qui te fait sourire ...
Car cela ne prend qu’un sourire pour éclairer une journée sombre.
Trouve la personne qui fait rire ton coeur."


et celles qui ont conseillé :

"Rêve à ce que tu voulais rêvez ; Va où tu voulais aller ;
Sois ce que tu voulais être, parce que tu n’as qu’une vie
Et une chance de faire ce que tu voulais faire."

On a même entendu de la bouche d'un curé :

"Puisses-tu avoir assez de bonheur pour te rendre doux,
Assez d’échecs pour te rendre fort,
Assez de peine pour te rendre plus humain et
Assez d’espoir pour te rendre heureux. 





Une lointaine cousine a susurré un jour à l' oreille :

"Les personnes les plus heureuses n’ont pas nécessairement
Le meilleur de tout
Elles font juste de leur mieux avec ce qu’elles ont."

Un grand-père qui passait par là, d'ajouter ... :

"L’avenir le plus mériteur sera toujours basé sur un passé oublié ;
Tu ne peux avancer dans la vie avant d’oublier tes erreurs et échecs passés." 


Une grand-mère de rappeler aussi :
"Lorsque tu es né, tu as pleuré
Et tout ton entourage souriait.
Vis ta vie afin qu’à la fin,
Tu sois la personne qui sourie et tout le monde 
Autour de toi pleure."




Voilà donc de "précieux" conseils que nous avons pu tous entendre un jour ou l'autre.

Et je me disais effectivement, que pour trouver chaussure à son pied, sans que le temps imprègne son usure, ce serait le mec qui fait rire son coeur, qui sûrement serait l'élu de son affection.


                 
Par Mathieu
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Lundi 6 juillet 2009
A l'heure des grandes transhumances estivales, beaucoup vont se retrouver sur les plages. Qui dit plage, dit soleil, mer, naturisme ... Les corps vont s'exhiber, les coeurs vont s'émoustiller. Notre imaginaire fantasmatique, les diktats esthétiques de la société ambiante auront souvent raison de notre liberté quant aux canons de beauté visuelle et quant à notre capacité d'ouverture relationnelle. Même perdus sur une île lointaine, loin du stress et de la promiscuité habituelle de nos plages méridionales, c'est l'image exotique du beau pêcheur ramenant ses filets qui va sûrement hanter nos songes et nos imaginations.


Cependant, je trouve extrêmement impitoyable cette dictature du canon esthétique pour tous ceux et toutes celles que la nature n'a pas avantagés selon ces critères énoncés. Bien sûr, on va me rétorquer que la beauté de quelqu'un n'est pas seulement extérieure, mais aussi intérieure, et que le charme ... et patati et patata ...


Ce n'est pas entièrement faux, mais quand même ! Allez demander à un petit rondouillard mal foutu qui se ballade à poil sur une plage bordant la forêt landaise, en quête du grand Amour, s'il a des chances de trouver chaussure à son pied ? Vous allez encore me répondre, qu'il y a d'autres lieux pour faire ce genre de rencontres. Soit ! Je vous l'accorde. Mais croyez-vous qu'en d'autres endroits, réels ou virtuels, notre joyeux nounours ne sera pas confronté aux mêmes réalités d'exclusion et d'ostracisme liés à son physique ?


Tout cela, c'est du bourrage de crâne culturel, qui limite complètement nos ouvertures d'esprit et nos rapports aux autres. Nous sommes prisonniers malgré nous de toutes ces modes et convenances liées aux objectifs mercantiles d'une société en manque de repères et de valeurs.


Sous des cieux moins cruels, notre nounours, au pire, se fondra dans la norme ; au mieux, sera l'objet de toutes les sollicitudes, tant amicales qu'amoureuses, tant les critères de santé et d'esthétique sont contraires.

Mes longs séjours dans le Pacifique Sud m'ont appris, de la bouche même de mes amis polynésiens, qu'un homme ou une femme désireux de trouver l'âme soeur, se doit de présenter un profil plutôt enrobé, sous peine de vivre l'exclusion féroce inverse à la nôtre, en occident.



Allez comprendre quelque chose !!!


Et pourtant, que l'on soit svelte ou enveloppé, bien ou mal foutu, la souhait de communion reste le même, le désir amoureux aussi actuel, la soif d'amour toujours aussi présente. 

Alors comment nous affranchir de nos schémas castrateurs pour arriver à voir chez l'autre, aux catégories discordantes, un être humain à rencontrer, à aimer, à désirer.


Je crois qu'un chemin psychologique et peut-être spirituel est nécessaire pour parvenir à nous libérer de nos cadres trop étroits qui nous enferment dans des jugements et des considérations que l'on nomme racisme quand on n'aime pas un arabe, homophobie, quand on a horreur d'un pd, peur, pour tout ce qui ne nous ressemble pas et haine pour tous ceux qui nous semblent hostiles.


Il reste que l'affection, l'amitié, la douceur, la bienveillance, la dilection, la sympathie n'ont jamais fait de mal à personne, ni pour celui ou celle qui les procure, ni pour celui ou celle qui les reçoit. Au contraire, peut-être est ce là, finalement, le remède de nos maux de racisme, d'homophobie, de peur et de haine qui engendrent tout ostracisme.


"Le bonheur est dans le pré",
"le bonheur est dans l'assiette" ...

Le bonheur ne serait-il pas tout simplement dans la tendresse ? 

 

 
Par Mathieu
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Jeudi 2 juillet 2009

Les phéromones sont des substances chimiques qui agissent comme des messagers entre les individus, transmettant aux autres organismes des informations qui jouent un rôle dans l'attraction sexuelle notamment.



Extrêmement actives, elles agissent en quantités infinitésimales, si bien qu'elles peuvent être détectées, ou même transportées, à plusieurs kilomètres.


Chez les mammifères les phéromones sont détectées par l'organe voméro-nasal.


Les phéromones sont des substances chimiques comparables aux hormones.


Mais, tandis que les hormones classiques (insuline, adrénaline, etc.) sont produites par les glandes endocrines et circulent uniquement à l'intérieur de l'organisme en participant à son métabolisme, les phéromones sont généralement produites par des glandes exocrines, ou sécrétées avec l'urine , et servent de messagers chimiques entre individus.




Elles peuvent être volatiles (perçues par l'odorat), ou agir par contact.


Elles jouent un rôle primordial lors des périodes d'accouplement.


Ces phéromones sont indispensables au bon fonctionnement du groupe.


Par ailleurs, on a longtemps pensé que l'organe voméro-nasal, très actif chez les animaux, ne fonctionnait pas chez l'homme ; or, plusieurs études ont prouvé le contraire.




Les biochimistes savent dorénavant produire des phéromones de synthèse.


Le terme de phéromones fut défini par le biochimiste allemand Peter Karlson et l'entomologiste suisse Martin Lüscher en 1959 à partir des racines grecques :

pherein (transporter) et hormon(exciter).


Ainsi, les phéromones furent définies comme : "des substances sécrétées par des individus et qui, reçues par d'autres individus de la même espèce, provoquent une réaction spécifique, un comportement ou une modification biologique".




On distingue deux types et sept classes de phéromones intervenant dans la communication chimique, et définis essentiellement à partir des insectes :

Type A : phéromones incitatrices. Elles agissent sur le comportement
Type B : phéromones modificatrices. Elles agissent sur la biologie


Chez les animaux par exemple, les phéromones sexuelles indiquent la disponibilité des femelles pour être fécondées.




Certains papillons détectent un partenaire sexuel à plus de 10 kilomètres.


Principales caractéristiques


Suivant les espèces animales, on trouve des phéromones dans la peau, certaines glandes dermiques (sébacées, sudoripares), la salive, l'air expiré, les sécrétions des voies urogénitales, les sécrétions vaginales (primates), les glandes anales, les urines ou les fèces.




Les phéromones sont généralement perçues par l'organe voméro-nasal (également appelé organe de Jacobson), mais chez les mammifères certaines sont perçues par le système olfactif principal.


Les phéromones existent sous forme volatile ou soluble ; elles parviennent au contact des cellules sensorielles soit par inhalation, soit après un contact physique.


Les phéromones peuvent être des acides carboxyliques saturés, des stéroïdes, des aldéhydes, des esters, des cétones, des alcools et d'autres composés.




Les phéromones humaines


Chez l'homme, les phéromones peuvent être sécrétées dans la sueur apocrine axillaire et périnéale (androstène et androsténol) et dans la partie prostatique du sperme (spermine et spermidine).


On observe également quelques effets émotionnels, mais quasi aucun effet comportemental.


Par exemple, par rapport à la sexualité, aucune des molécules testées n'a induit ou déclenché un comportement sexuel.


Les résultats les plus intéressants concernent l’exposition aux androgènes, mais avec des résultats extrêmement contradictoires.




Les relations homosexuelles


On peut mettre en évidence le comportement homosexuel grâce à une phéromone présente dans la transpiration masculine.


Pour savoir si l'activation induite par les phéromones correspond à une orientation sexuelle, les chercheurs ont comparé l'activité du cerveau d'hommes homosexuels avec ceux d'hommes et de femmes hétérosexuels.


Ils ont pu observer que les phéromones mâles activaient l'hypothalamus du cerveau des femmes hétérosexuelles et des hommes homosexuels alors que les phéromones féminines n'activaient que l'hypothalamus des hommes hétérosexuels et des femmes homosexuelles. (source : PNAS dans bibliographie)


On peut donc dire grâce à la neurologie que la perception et l'action des phéromones sur les humains dépend de leur orientation sexuelle.


Ce ne sont que des conséquences de l'orientation sexuelle de la personne qui les perçoit et non pas une prédisposition génétique.




Les phéromones ont donc une influence sur le choix du ou de la partenaire sexuelle.


Les études accréditant cette thèse se multiplient depuis plusieurs années.


Verra-t-on demain des parfums aux réelles vertus aphrodisiaques ?


Face au marché potentiel pour un tel produit, de nombreux laboratoires et parfumeurs tentent de trouver la formule magique et proposent des parfums aux noms évocateurs (comme SeXeS) promettant de séduire le partenaire d'une simple effluve.



(Source : Extraits de Wikipédia)
(Photos : Les bogoss de "La baie des flamboyants") 

Par Mathieu
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Lundi 15 juin 2009



Ce qui suit est extrait de "L'amour-alliance" (Covenant Love), un discours de Roy Clements sur le premier chapitre de Ruth, présenté à la conférence d'Evangelicals Concerned (région occidentale) en juin 2002, tiré originairement de son livre "People Who Changed History" (Les gens qui ont changé l'histoire)
 

 

Comme je l'ai dit au début, nous habitons un monde où bien trop souvent les relations humaines s'avèrent peu heureuses. Dans son livre The Sane Society (La société raisonnable), Eric Fromm remarquent, "On ne peut pas trouver beaucoup d'amour dans le monde contemporain. Au lieu de cela, il y a une amitié superficielle qui dissimule une distance, une indifférence, une méfiance subtile". Comme l'écrit Karen Homey dans The Neurotic Personality of our Time (La personnalité névrotique de notre époque), "l'individu normal de nos jours se sent isolé ... Il se trouve dans un dilemme : il désire ardemment de l'affection mais a du mal à en obtenir". Dans son livre The Culture of Narcissism (La culture de narcissisme), Christopher Lasch écrit, "Dans notre société ... il est de plus en plus difficile de maintenir des amitiés, des relations amoureuses et des mariages qui durent. La vie sociale est devenue de plus en plus belliqueuse. Les relations personnelles ont pris la nature du combat. Certains gens ennoblissent le combat en offrant des cours de l'affirmation de la personnalité ; d'autres célèbrent les liens temporaires qui en découlent avec des slogans comme "la relation ouverte". Mais en le faisant, ils ne font qu'accentuer l'insatisfaction avec la qualité des relations humaines qui est au coeur de notre problème".

'L'amitié superficielle', 'l'isolation émotionnelle' et 'l'insatisfaction généralisée avec la qualité des relations' – est-ce que de telles locutions vous disent quelque chose ? C'est sûrement le cas pour moi. Comme dans l'époque des juges, il n'y a aucune fidélité, aucun amour-alliance, et donc, le pays pleure.

Mais l'encouragement que l'histoire de Ruth nous apporte est que vous et moi pouvons faire quelque chose pour changer les choses. Il ne faut pas les postes de cabinet pour le faire ; il ne faut pas marcher dans les couloirs de pouvoir pour changer le cours des événements de notre société. Ce que le livre de Ruth a l'audace de suggérer est qu'un seul acte d'amour héroïque de la part d'un membre insignifiant d'une minorité socialement méprisée était la clé de l'entièreté de la bénédiction future d'Israël.

Voyez-vous maintenant pourquoi Jésus a dit que les gens ont besoin de voir comment nous les chrétiens nous nous aimons ? Il n'y a rien de plus puissant à faire pour ce monde inique que de démontrer, comme Ruth, la nature de l'amour-alliance de Dieu dans nos relations.

C'est un message particulièrement poignant pour ceux qui sont gays. Sommes-nous peut-être aux prises avec la solitude qui accompagne souvent notre orientation ? Avons-nous peut-être du ressentiment contre elle ? Comme Noémi, au fond de nous, nous nous sentons dupés par la manière dont Dieu nous a traités. C'est une réaction compréhensible, bien entendu. Mais le fait est que nous n'avons pas à nous apitoyer sur nous-mêmes. Il y a une alternative, une façon d'échapper à l'amertume et trouver le contentement. Cela requerra la foi et le sacrifice de notre part, mais la noblesse de Ruth démontre que c'est possible. Elle fait du célibat, non son sort, mais son choix.

 

Elle s'est engagée, en amour-alliance, non à un mari, mais à une autre femme.

Non, je ne suggère pas que c'était une relation lesbienne. Quoique, franchement, s'il y avait eu une dimension érotique, je ne sois pas certain que la Bible aurait ressenti le besoin de nous le dire. Car la Bible s'intéresse moins à la question très personnelle de quand et comment les gens deviennent sexuellement excités que la plupart des chrétiens évangéliques le pensent. C'est une histoire de quelque chose de beaucoup plus important, et beaucoup plus au centre de la morale biblique. C'est une histoire sur la vertu la plus haute et la plus noble dont un être humain puisse faire preuve – l'amour-alliance.






 



Je songe à une femme que j'ai une fois rencontrée qui a abandonné sa carrière pour soigner un parent âgé souffrant d'une maladie d'Alzheimer – voilà l'amour-alliance. Je songe à un divorcé gay qui a refusé une promotion très lucrative afin de pouvoir passer plus de temps avec ses enfants – voilà l'amour-alliance.

Je songe à un étudiant que je connaissais qui a abandonné sa place dans les Premiers Onze de Cambridge pour emmener un enfant handicapé au McDonald's tous les samedis après-midi – voilà l'amour-alliance.

Je songe à une infirmière lesbienne qui a accepté le célibat permanent comme le prix à payer pour sa vocation de soigner les victimes de SIDA en Ouganda – voilà l'amour-alliance.

Je songe à une personne que je connais qui, en dépit des pressions d'une vie extrêmement active et astreignante, prend le temps d'aider ses amis de manière fiable et immédiate à chaque fois qu'ils ont besoin d'elle – voilà l'amour-alliance.

Je songe à deux hommes gays qui habitent ensemble, fidéles l'un à l'autre, depuis presque deux décennies – qui se sont soutenus durant des périodes de chômage, de mauvaise santé et de tragédie personnelle – ça, chers amis, c'est également l'amour-alliance.

Ne permettez à personne de ridiculiser un tel amour. Je vous dis qu'un tel amour a le pouvoir de changer le monde. Ce que nous faisons, vous et moi, dans le petit et apparemment insignifiant domaine de nos relations personnelles compte – à une échelle beaucoup plus grande que nos propres vie mineures. Quant à l'amour-alliance, un acte qui pourrait sembler inutile et sans importance pour les autres pourrait être, aux yeux de Dieu, un évènement crucial dans son grand plan cosmique.

Permettez-moi de faire une comparaison : Ruth quitte la sécurité de son pays pour soigner une femme plus âgée et aigrie. Jésus-Christ quitte la gloire du paradis pour mourir tout seul sur une croix de bois. Que devez-nous penser de ces deux évènements ? Un sacrifice inutile ? Un geste sans but ? Non – l'amour-alliance.

 

Le sort même de notre monde dépend de telles manifestations individuelles d'amour-alliance.

Voilà l'idée que cette histoire essaye de nous aider de comprendre. C'est dans un sens très réel, ce que Jésus voulait dire lorsqu'il a dit chargez-vous de votre croix et suivez-moi. C'est une histoire du vrai sens de l'amour. Une histoire destinée à nous éloigner de notre attitude égoïste, individualiste et thérapeutique envers l'amour. Une histoire conçue pour nous encourager à croire que si nous voulons bien savoir ce que signifie l'amour dans sa forme la plus complète et riche, nous devons accepter l'engagement et le sacrifice comme le prix d'amour.

 

Dans son livre Civilisation, Kenneth Clarke commente : "Nous pouvons nous détruire tant avec le cynisme qu'avec les bombes". C'est une constatation astucieuse. Il est trop facile, lorsque le mal est ascendant, de devenir découragé et pessimiste. Bien des personnes idéalistes s'abandonnent à la déception et au doute, sous les pressions d'un monde où le bien semble trop souvent être perdant. À certains égards, c'est précisément le danger représenté par Noémi dans l'histoire. Elle était une femme de foi, mais elle était réduite par l'impact dévastateur des circonstances à un état de ressentiment obstiné. "Le Tout-Puissant m'a beaucoup affligée", dit-elle. Elle y articule la plainte de tout croyant qui se trouve la victime innocente d'une providence divine importune. "Comment pouvez-vous continuer à croire en l'amour de Dieu, quand de telles choses surviennent ?" demandons-nous. Le monde est trop misérable, trop affligé de souffrance, trop tragique, trop injuste pour qu'aucune confiance en Dieu ne survive, sauf peut-être un Dieu d'indifférence sans pitié.

Mais Noémi a découvert que son cynisme était déplacé. Dieu est amour, et en fin de compte la promesse de son amour lui était restaurée. Comment ? En conséquence de son expérience personnelle de l'amour humain de Ruth. Voilà comment sa foi en l'amour-alliance du Dieu d'Israël était restaurée ; voilà comment son âme était sauvée. Car un autre être humain lui a fait preuve de l'amour-alliance. Si nous allons éviter les périls du cynisme dans notre monde brisé, voilà comment nous devons obtenir de l'appui pour notre foi, et comment nous aussi devons chercher à soutenir la foi d'autrui.

Nous avons besoin de modèles d'amour-alliance dévoué et altruiste. On a besoin de tels modèles, nulle part plus que dans la communauté gay. Et d'où viendront de tels modèles, sinon de parmi les chrétiens ?

Voyez-vous, en cette époque turbulente, quand des hommes machos prenant plaisir au viol et aux coups d'une nuit semblaient dominer le monde, ce n'était pas l'héroïsme physique de la force de Samson qui a suprêmement fait avancer le but de Dieu et apporté la bénédiction sur le monde. C'était l'héroïsme moral de l'amour de Ruth.


L'amour-alliance. L'amour sacrificiel. L'amour rédempteur. Croyons-nous vraiment en un tel amour ? Un amour qui n'est pas simplement une intensité de sentiment située quelque part entre le cerveau et l'aine, mais qui est un engagement à un autre être humain ?

Si nous voulons voir le modèle ultime d'un tel amour, il faut se tourner vers une croix ; une croix où Dieu lui-même a démontré l'extrême auquel l'amour-alliance ira dans son engagement et dans son sacrifice, dans sa détermination absolue à faire du bien au bien-aimé.

Et pendu à cette croix, il nous dit ce soir, "aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés".


 

 

Par Mathieu
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